Skip to content

Brigitte Baillieux

Metteuse en scène et autrice, Brigitte Baillieux partage la direction artistique de la Maison Ephémère avec Guy Theunissen.

Depuis toujours elle est attirée par « les écritures du réel » parce que, dans la réalité, tout est possible même l’invraisemblable : ce qui paraîtrait exagéré ou caricatural sur un plateau de théâtre a droit de cité dans la vie réelle. Et puis aussi parce qu’elle aime regarder et écouter les gens. Elle se dit parfois que faire du théâtre est son alibi, son sésame pour aller à la rencontre d’inconnus.

Sa première mise en scène, Confidences (1998), s’inspirait de l’émission radiophonique de Martine Cornil sur la RTBF La Première, dans laquelle des auditeurs racontaient à l’antenne l’extraordinaire de leurs histoires ordinaires. En créant ce spectacle, elle a voulu déplacer cette parole sur scène pour lui rendre hommage, une parole humble, sublimée par le théâtre. Elle poursuit cette démarche en écrivant des spectacles à partir d’interviews qu’elle réalise : Ultime rendez-vous (2018), Patagonia, Arizona (2021)

Elle a initié avec sa compagnie et coréalisé avec Guy Theunissen de grands spectacles en plein air ( une trentaine de comédiens, musique en live et chorégraphie ), dans le territoire rural où réside La Maison éphémère, mêlant comédiens professionnels et habitants, dans des créations dont le point de départ était une collecte de témoignages sur différents sujets sensibles dans la région ( relation ruraux et néo-ruraux, le logement, l’agriculture…) : La noce du fils ( 2005), Les folles funérailles (2008), Des cailloux et des pommes ( 2011)  Moi je rumine des pensées sauvages ( 2014).

Elle a aussi mis en scène et/ou co-écrit plusieurs spectacles autobiographiques de comédiens : Le Carré des cosaques avec François Houart (2006-Edition Hayez-Lansman), Après nous les mouches de et avec Stéphane Bissot, Celui qui se moque du crocodile n’a pas traversé la rivière (2011)de Guy Theunissen et François Ebouelé, les rapports Nord-Sud  revus à l’aune de leur amitié belgo-camerounaise et une pièce inspirée de sa famille, Autrefois il faisait jour jusqu’à minuit. ((2012-Hayez-Lansman)

C’est, à chaque fois, partir d’un réel, soit autobiographique, soit social, politique ou économique, adapter ou écrire pour créer la fiction qui interroge cette réalité.

Elle s’empare aussi de matériaux romanesques, Le Sabotage amoureux d’Amélie Nothomb ( 2003) Eux sur la photo d’Hélène Gestern (2018), met en scène les écritures d’autrui , mélange les disciplines ( marionnette, vidéo, danse), varie les lieux de représentations (appartement, théâtres,  plein air) et commence à chaque fois l’aventure d’un spectacle comme si c’était la première fois.